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• Une vaste terre pauvre et rigoureuse |
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La Virginésie est l’un des plus vastes ensembles culturels de l’Ether. Elle occupe toute la partie occidentale du continent virléonèsien, de part et d’autre de l’équateur. La terre y est pauvre et le climat rude: aride et chaud dans le désert de Bréhaigne, aride et froid sur les hauts plateaux de Secterre. Cependant, là où la vie humaine s’est installée, le milieu naturel est profondément modifié, travaillé et exploité pour rendre fertile ce qui était poussière. C’est ainsi que les vallées de Dyssiplaine, sont devenues les terres les plus productives de ce monde : C’est le miracle virginésien. Ces cultures intensives marquent fortement le paysage de leurs prés tirés au cordeau et de leurs routes rectilignes. La culture principale de Virginésie est la « fleur d’épys », qui donne des graines miraculeuses, véritables panacées, très efficaces contre les maladies de nerf et les famines. Certains paysages sont en revanche totalement préservés, malgré leur potentielle productivité. C’est le cas notamment de toute la vallée de la Norme, au nord de la Dyssiplaine, recouverte d’une forêt vierge et à l’écosystème très riche. Cet espace est en fait sanctuarisé pour des raisons religieuses. |
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• Un peuple de religieuses |
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La population de cette péninsule a l’originalité d’être exclusivement féminine. Physiquement, les virginésiennes sont grandes et maigres. Leur visage est marqué par une forte cérébralité ou par les stigmates d’une fervente piétée. Elles vivent ici en communautés hiérarchisées par un système de castes : Les moins nombreuses et les plus honorables sont Les religieuses, vêtues d’or, puis vient la communauté des administratrices, vêtues de rouge, puis la caste des Hospitalières, reconnaissables à leurs vêtements violets. Enfin, vient la vaste géhenne des Laborieuses qui travaillent la terre et sont vêtues de brun. Deux catégories sont, de chaque côté de la pyramide sociale, totalement à part : L’Impératrice, unique et sacrée, règne sur ce grand ensemble culturel au territoire pourtant divisé en entités politiques et religieuses nombreuses et parfois rivales. L’Impératrice est choisie, parmi les vierges les plus pures de l’empire, par un collège des religieuses les plus sages. La deuxième catégorie à part est celle de toutes les femmes exclues des autres catégories pour une raison ou pour une autre. Il s’agit des parias, également appelées «intouchables». Elles n’ont aucun droit civique et vivent en Pariadis, sur les îles qui bordent le continent (Quérébronzes et Erigones). Les Virginésiennes vouent toutes un culte à Mercure, car selon leurs légendes, ce dieu fut le premier à leur enseigner comment cultiver la terre. Ce peuple de femmes s’unit aux hommes à un âge qui peut varier, mais toujours au même endroit : Sur les îles de Chélée, en mer Libre, à l’ouest de la Virginésie. C’est là qu’elles rencontrent les hommes venus de Scorpique, l’empire voisin, et elles ne reviennent sur le continent qu’après avoir enfanté. C’est il y a environs 2000 ans que fut mis en place ce système de cloisonnement et de reproduction, à la suite d’une guerre qui vit la victoire des femmes et la création de l’Etat-tampon qu’est la Chélée. L'industrie et la discipline des virginésiennes ont beaucoup d'admirateurs à travers l'Ether, alors même que cette estime n'est pas réciproque. Et si la Virginésie aime s'isoler derrière ses frontières, ce n'est pas parce que son peuple méprise le reste de l'Ether, mais parce qu'il est persuadé qu'il ne doit son salut qu'à ses propres règles de conduite. Questionnez une virginésienne au soir d'une journée de récolte harassante. Elle vous répondra qu'après mûre réflexion, elle pense aujourd'hui qu'il n'y a pas de plein accomplissement sans sacrifice volontaire. |
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