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La Cancrélie | Civilisation zodiacale

drapeau cancrélien


le globe



• La mer du milieu

les paysages cancréliens

La Cancrélie est l’un des trois empires aquatiques de l’Ether. Elle s’étend au fond de la mer Murmurée, sise entre deux continents, la Virléonèse à l’est, la Canicornique à l’ouest. Au nord, elle donne sur la mer Félissée, et débouche au sud sur la mer des Vieux Serpents.

Ses eaux sont calmes et tièdes, d’une salinité très fluctuante, mais toujours plus douce que la moyenne des mers de l’Ether.
Malgré ce climat accueillant et douillet, le paysage de ces fonds marins n’est marqué que par les éléments du refuge : Cavernes, abîmes, puits et autres anfractuosités sont pléthore le long de cette faille de construction délimitant les plaques virléonésienne et canicornicaine.
Des crustacés géants y ont élu domicile, constituant par endroits de véritables champs de coquilles agglomérées qui prolifèrent dans la vase, et jusqu’autour des nombreuses sources chaudes qui dispensent généreusement leurs eaux nourricières sorties des entrailles de la mer.

Mais plus encore que ses paysages et sa faune, ce sont ses murs qui donnent à cet ensemble sa réelle unité géographique : Des murs d’algues impénétrables et cotonneuses (les « nébulofonges ») liées entre elles pas une matière visqueuse, s’étendent en effet tout au long des frontières qui séparent la Cancrélie des mers du nord et du sud. Ils protègent l’empire de toute intrusion ennemie et permet une régulation des températures marines.

On dit que le nom même de cette mer viendrait de ces murailles puisque « mer murmurée », dans la langue du pays qui redouble toujours la première syllabe, signifierait tout simplement « mer murée ». Mais on prête parfois à ce nom une autre signification : Les Myrmidones, les créatures qui peuplent ces eaux, sont si timides et si discrètes qu’on ne les entend que lorsqu’elles chantent à leurs nymphes les berceuses qui préservent leur sommeil. C’est alors un doux et faible « murmure » qui envahit les eaux.

• Le peuple des filles

L'impératrice-mère des myrmidones cancréliennes
L’activité principale de ces petits êtres est en effet la procréation et la protection de leurs enfants qui naissent sous forme d’œufs, puis évoluent en nymphes, avant de devenir adultes.
La fonction de reproduction est cependant réservée toute entière à un seul être, l’impératrice-mère, corpulente, le ventre recouvert de mamelles. Ses membres inférieurs sont ceux d’une pieuvre qui lui forment une ample robe noire. Son visage est rond et blanc, encerclé de cheveux noirs et d’une couronne brillante comme la lune.
L’impératrice, origine de la vie, est centre de l’attention de toute la société. Les étapes de sa vie sont liées aux phases de la lune : Quand celle ci est visible, la reine dort, et l’on dit que la lune est le fruit de ses rêves.

Lorsque la nouvelle lune survient, la reine se réveille, en émanant une lumière si vive que ses filles adultes en meurent, et que les nymphes prennent leur place.
Elle pond alors 25 000 œufs, puis elle «s’envogue» avec les quelques mâles pour être fécondée et se replace enfin dans son lit pour une nouvelle gestation de 27 jours.
Les œufs sont alors pris en charge par les nouvelles adultes, placés dans les pouponnières et choyés.

Les myrmidones sont beaucoup plus petites que leur souveraine, et coiffées en croissant.
Elles vouent à leur mère et à la Lune un culte sans borne et ne vivent que pour cet amour filial.