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• Un pays aride et volcanique |
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L’Ariétie est un petit pays situé en hémisphère Nord, à la pointe orientale du continent canicornicain. Elle est bordée à l’est par la Mer des lamentations, et au sud par l’Océan de Cécité. Au Nord, l’Ariétie s’étend jusqu’aux montagnes d’Apésie- Moushpique. Et c’est la chaîne des Blessamaures qui marque sa frontière occidentale. On ne peut traverser ces montagnes pour passer en Printaure qu’en empruntant le col de Dézirdélys, non loin du lac de Boteine. L’Ariétie est un pays aride constitué d’un vaste plateau sur lequel s’étend le désert de Bélire, entouré de chaînes volcaniques. Volcans anarchiques et haut - plateaux stériles sont livrés l’été au soleil et aux cailloux. L’hiver, l’Ariétie connaît des orages soudains. Ces averses violentes, souvent accompagnées de neige ou de grêle, inondent et ravinent des terres sans cesse martyrisées. Au printemps, la nature explose violemment, sans mesure, comme dans la réalisation d’un fantasme où tout se précipite, pour laisser voir toute l’exubérance de sa fertilité. Mais les premiers rayons du soleil d’été écrasent rapidement cette vitalité débordante, rendant à son ingratitude un sol pétrifié par la chaleur. Au loin, les chaînes de volcans abruptes, comme des montagnes blessées, dressent leur tête brûlante et dessinent un horizon changeant au rythme d’ éruptions cataclysmiques. Il y a bien quelques vallées qui gardent une relative fertilité, comme celle du Viol et du lac de Boteine. Ici, la terre profite des eaux rares et des projections volcaniques fertilisantes. Mais c’est l’exception, car l’Ariétie est une steppe où la vie se bat pour l’ombre d’un agneau… |
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• Un peuple belliqueux |
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Les peuples de ces contrées sont nommés Satyres, Silènes, ou encore Faunes, selon les régions. Ils sont petits, trapus et robustes. Leur visage aigu est encadré de favoris, tandis que deux cornes surplombent leur large front. Leur corps est celui d’un humain, mais leurs membres inférieurs sont ceux de caprins.
Ils vivent en tribus nomades pastorales et agressives. Le milieu naturel hostile à la vie dans lequel ils évoluent les pousse à en exploiter les moindres ressources. Les contrastes climatiques leur imposent des migrations de longue distance. Ils vivent ainsi dans un état de crise permanente dû au déséquilibre menaçant entre les faibles ressources naturelles et l’accroissement toujours constant de leur population. Leur société, éminemment instable se renouvelle au gré des luttes intestines et des razzias orchestrées contre leurs voisins sédentaires. Ils s’organisent en tribus agnatiques et éphémères groupées au gré du dynamisme individuel du chef, et dissimulent leur hétérogénéité sous des généalogies patrilinéaires orgueilleusement affirmées. Leur société est en effet essentiellement virile, bien qu’une forte mortalité d’hommes adultes, due aux combats et accidents fréquents, remette sans cesse en question les liens de domination. L’Ariétie est de ce fait un pays peu peuplé et aux villes peu nombreuses. Ces dernières sont principalement situées auprès des sources d’eau (Boteine, Razid…), ou non loin des lieux de culte et des volcans particulièrement vénérés (Hamâl, La Chérataine, au pied des Monts Brûleterres). Les ariètes adorent en effet Mars et Vulcain. Transes et sacrifices rituels d’agneaux sont régulièrement organisés. Il arrive même parfois qu’un vieux chef tribal soit sacrifié par un jeune rival au nom de la « vie nouvelle », car ce peuple a appris que la vie est un combat dans lequel seul le danger est éternel ! |
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